Moutonus
Et toi, raconte moi un mouton...
Alors, il était une fois un mouton, qu'on appelait Moutonus. Moutonus vivait a MoutonLand, la terre des mouton heureux et dynamiques. Notre ami Moutonus faisait partie de l'élite des jeunes Moutonlandiens, élite que l'on dénommait à l'époque les Gicédés. Moutonus travaillait dans une entreprise pleine de vie et d'opportunités biznesse.
Le jeune Moutonus, plein d'entrain et ultra-motivé, avançait vite dans la hiérarchie de son entreprise, communément appelée "La Boîte". Tous les jours, il arrivait ultra tôt, taquinait les jeunes brebis de l'accueil, puis demandait de sa secrétaire la jeune et sexy brebis Gal Leuz, un bon café bien serré, accompagné, s'il se sentait d'humeur, d'une fellation matinale. S'il obtenait toujours le café, la fellation se faisait de temps en temps plus rare, et ce au ryhtme des différents amants de miss Leuz. lorsqu'elle était en couple, surtout au début de la relation, elle avait plus tendance à refuser la politesse demandé par Moutonus, au grand dam de ce dernier. Il lui fallait donc "pousser une bêlante", comme on dit à MoutonLand, afin qu'elle se décide à accomplir son devoir. Il y eut même une fois où la brebis refusa tout net de s'appliquer à "pomper la corne" (encore une expression de MoutonLand) de Moutonus.
Ce dernier prit peur, et enquêta sur le dernier bêlier entré dans l'arène. Il se trouva qu'il s'agissait d'un bêlier tout ce qu'il y a de plus honnête, propre sur lui, avec de belles cornes bien faites, un sexe de taille respectable et une paire de testicules fort velues, ce qui à l'époque était du plus grand chic. D'après les informations qu'il put réunir, il semblait que ce jeune bêlier, répondant au nom mâle et viril de Shouartzeu Nigga (et surnommé Schouartsi), fût tout à fait du goût de la douce bien que dessalée Gal. Mais, en dehors d'un aspect purement sexuel, extrêmement importante aux yeux de Gal [voir note plus bas], le jeune Shouartsi avait conquis le coeur de la chaude brebis. Apprenant ça, Moutonus se rendit compte du danger dans lequel il se trouvait: si l'infâme Shouartsi réussissait à garder le coeur (et le corps, car en vérité c'était surtout le corps qui l'intéressait) de Gal, jamais plus il n'aurait son petit plaisir du matin (Gal étant une ancienne professionnelle qu'il avait recruté pour ses..capacités).
Moutonus, poussé non pas par la jalousie mais bien plus par un instinct de propriété et de sauvegarde de ses privilèges (en effet, la fellation matinale n'était pas un droit pour tous les moutons de MoutonLand), décida qu'une action immédiate serait à prendre. Il fit alors jouer ses relations, nombreuses et variées, pour un soir se retrouver dans un bouge mal fâmé, à la frontière entre MoutonLand et BikettLand, la terre des infâmes boucs. Il entra dans le bar, passant sous une enseigne en néon, sur laquelle se lisait: "A la Corne Universelle". Cette enseigne de paix s'était convertie rapidement en un symbole de la racaille des deux pays. Pénétrant dans la salle, il fut tout de suite pris à la gorge par la senteur poignante émanant des clients.
"Pouah, se dit-il, je ne devrais pas venir ici... de toutes façons, l'odeur du bouc m'écoeure." Sur ce, il alla droit faire un pari.
Son interlocuteur l'attendait dans une alcôve sombre. Moutonus s'assit sur la banquette, et exposa ses demandes au bouc. Après un rapide résumé de la situation, le bouc lui dit: "Donc, ce que vous voulez, c'est qu'on élimine ce petit bâtard à l'anus artificiel?[voir 2e note]"
"En parlant d'anus... en fait j'ai changé d'avis: au lieu de le tuer, faites-le bien souffrir. Kidnappez-le et convainquez-le que ce qu'il aime ce ne sont pas les brebis mais les boucs et les chèvres. Comme ça, il disparaît pour toujours et je récupère ma secrétaire."
Le bouc sourit, et après avoir obtenu l'augmentation de prix requise par le changement de prestation, s'en alla dans la nuit. Moutonus rentra chez lui, et appela une brebipatéticienne pour se distraire de ses émotions.
Deux jours plus tard, au bureau, sans même qu'il ait besoin de le demander, Gal, dès l'arrivée de Moutonus, se mit à genous et entrepris son devoir avec tout l'enthousiasme dont elle était capable. Elle l'entraîna même à la "tondre sur place" comme disent nos amis de MoutonLand, sur le bureau. Moutonus, satisfait, sut alors que le bouc avait avait bien fait son travail: Shouartsi était devenu un pervers aux yeux de la société des Moutons, un fou furieux qui forniquait tant avec des chèvres qu'avec des boucs...
Finalement, on peut remarquer que Moutonus, qui semblait être un mouton tout ce qu'il y a de respectable au début de cette histoire, n'est en fin de compte (et de conte), qu'un bel enculé.
Moralité, Rilou mon Rilou, méfie-toi des moutons, si tu veux pas qu'ils te déforment le fion.
[il faut dire qu'elle pratiquait un sport très populaire en MoutonLand, appelé l'appart Ouze; il s'agit de réunir une douzaine de moutons, vêtus seulement de leur laine, et d'asperger les brebis d'un liduide blanc et chaud appelé fioutr. ce sport semble se répandre dans nos contrées aujourd'hui, bien que peu de gens soupçonnent son origine véritable]
[2e note: il s'agit d'une insulte fameuse chez les boucs, qui sont obsédés sexuels comme chacun sait.]
Finiariel














